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Intervention de la "Brigade de Prévention de la délinquance Juvénile"


Des gendarmes experts en délinquance au collège

Les gendarmes de la nouvelle brigade de prévention de la délinquance juvénile étaient de passage au collège Francis-Carco (Koutio), hier matin. Une opération de prévention pédagogique et bienveillante.

Lors de cette intervention, cette classe de 6e du collège de Koutio a évoqué les violences et le ressenti des victimes.

Entre écoutes attentives et petites confidences des élèves, les trois gendarmes de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) ont sensibilisé des élèves du collège Francis-Carco de Koutio, à ce phénomène hier matin (Lundi 3 Juillet). Déployés dans des classes de différents niveaux, ces militaires, basés à la caserne Bailly de Normandie, ont établi le dialogue tout en faisant passer des messages clés.

Grâce à des séances interactives et ludiques, les élèves d’une classe de sixième (601) sont vite mis à l’aise. « Que signifie, brigade, prévention, délinquance, juvénile », questionne le gendarme Charpentier, une des quatre femmes qui composent la BPDJ.

Les incivilités passées en revue

Les collégiens proposent une kyrielle de réponses. « Une brigade, c’est comme une équipe », lance Myron. « La délinquance, c’est quand on fait des bêtises », suggère un autre garçon. « Délinquant, c’est pour les grosses bêtises, comme voler une voiture, fumer du cannabis, ou braquer une banque », propose à son tour Eymeric.

Abordant les thèmes du jour, la violence et les incivilités, l’intervenante amène son auditoire à réfléchir sur le sujet. « On ne doit pas faire quelque chose que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse. Posez-vous cette question avant d’agir », rappelle-t-elle.

Passant en revue les incivilités à l’aide d’un support informatique, les enfants sont bien bavards sur le sujet. « Il y a le chewing-gum collé sous la table, le crachat dans la cour, le shoot dans les sacs… », énumèrent-ils.

« La prison dès 13 ans pour un fait grave »

Puis sont évoquées les violences. Les enfants n’hésitent pas à parler de violences physiques, verbales et même sexuelles. « Votre corps vous appartient, personne n’a le droit d’y toucher », insiste la militaire tout en ouvrant une parenthèse sur le harcèlement. Il faut savoir que pour des insultes, on peut être puni à partir de 10 ans. Et on peut aller en prison dès 13 ans pour un fait grave ».

Et la séance plaît. « Ma mère m’a déjà expliqué ça, mais c’est bien que des gendarmes viennent nous le redire. D’ailleurs, depuis un mois, je ne fais plus de bêtises », commente Larry, 11 ans.

Myron partage cet avis : « c’est bien pour ceux dont les parents n’ont rien dit et il y en a beaucoup. Et pour les autres, c’est un rappel toujours bon à prendre. » Du haut de ses 11 ans, Estella aussi apprécie la démarche. « C’est bien que les gendarmes viennent nous rencontrer. En plus une femme, ça nous rassure, ça fait moins peur. »

Tous les niveaux de classe, de la sixième à la troisième, sont concernés par ces séances qui entrent dans le cadre du Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté (CESC) de l’établissement. « Ces sessions s’organisent sur différents thèmes, selon le niveau. Il peut s’agir des incivilités pour les élèves de sixième et des condamnations pour ceux de troisième », a confirmé Elisabeth Arnal-Blanc, la principale du collège qui compte 800 élèves.

Photo DR LNC
Article extrait de la page Facebook de la Gendarmerie de la Nouvelle Calédonie.

Mise à jour : 6 juillet 2017

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